lundi 16 novembre 2020

Bons baisers d'Eghezee

Eghezée, en province de Namur. C'est le confinement. Et toute activité est suspendue... Toute? Non, car un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'ennemi. C'est le Centre Culturel Écrin qui colle des affiches sur ses larges parois de métal jaune, ainsi qu'à son CEC sis à Longchamps, à deux pas de là. Ca en fait, de la poésie dans la rue...

Merci les régisseurs, Tof et Raoul, merci le directeur Benoît et merci aux passants de se laisser distraire du bout de la laisse du chien...



VOULOIR VIVRE VAINCRA




Parmi les millions de murs, il y a le guichet des banques
Parmi les milliards de portes, il y a la couverture des livres













Ainsi, l'histoire continue après la forêt, après la hache, après les coupes et la sciure?
Oui, c'est l'heure des planches et des navires.

















POUMONS PEU MAIS POUMONS BIEN









vendredi 6 novembre 2020

Neufchâteau : boulangerie incendiée et pyromane poétique

 Ça se passe à Neufchâteau, dans le Luxembourg belge. Il y a là un palais de justice en crépi orange, des travaux sur la route principale, une boulangerie qui a brûlé et propagé l'incendie à tout le bloc de maisons, un coucher de soleil digne de cet automne et une ancienne poste emménagée en Ateliers Partagés. Il y a là aussi un fou qui voudrait changer le monde. C'est Christophe. Il m'a invité à coller sur les murs de la ville, à nouer des banderoles entre les façades, à décorer les abribus avec deux cent autocollants, à exposer dans son ancienne poste emménagée en Ateliers Partagés. L'expo intérieure est reportée. Soyez attentifs : ce sera du 19 décembre au 5 janvier prochains. En attendant, toute l'installation extérieure,elle, est faite. Et elle restera là tout le confinement. 

Sur les larges vitres de la bibliothèque publique, on peut désormais lire "Regarde, les boulangeries ferment, les cages thoraciques s'ouvrent et tous les pétrins s'envolent". 

Alors : pyromane poétique ou boulangerie en feu ? C'est finalement proche.















































mercredi 21 octobre 2020

Athènes aussi attrape des boutons...

 Athènes aussi attrape des boutons de fleurs, des poèmes sauvages qui poussent sur les trottoirs et les boîtes aux lettres. C'est grâce à Demosthènes Agrofiotis, poète grec présent à Bruxelles la semaine dernière. Merci Démosthènes! pour en savoir plus sur lui et ses oeuvres : www.dagrafiotis.com











lundi 12 octobre 2020

Etterbeek sous le Maelström

 Les 9-10-11 octobre derniers, à deux pas de la place Jourdan, Bruxelles, se déroulait le Fiestival Maelström, Ré-évolution. Une belle réunion de poètes fous, de changeurs de monde, de dénonciateurs de fausses vérités. Car la réalité est là : seule la poésie existe. Le reste n'est qu'une illusion. Quelques affiches en témoignent encore. Voilà tout ce qui restera quinze jours dans le quartier, comme la braise après le feu. 










































mardi 22 septembre 2020

Saint-Georges aussi...

 "Si j'étais né ici, à St Georges, je m'appellerais Georges. Mais je suis né à St Gilles, alors je m'appelle Gilles. Si j'étais né à Singapour, je m'appellerais?... Huan, probablement, mais cela n'a rien à voir." Voilà comment Gilles, le personnage du spectacle "Poketo Poketo Poketo Poum poum poum" nous fait découvrir les affiches, la poésie et tous les mots collés aux murs de l'Hôtel de Ville. 

C'était le 23 août dernier, à Saint-Georges-sur-Meuse. Merci Claude et Renaud, Jonathan et tous les autres du festival "Le chant des arbres".





































samedi 5 septembre 2020

Trois jours de stage

Cet été à Fratin, chez Tribal Souk, trois jours de stage pour travailler avec cinq participantes la linogravure et la poésie libre, affichée, sauvage, faite à la main et collée dans l'espace public. Le vendredi, nous arpentons Florenville un pinceau de colle à la main, puis les ruelles de Chassepierre. La Semois se marre à demi.










Rue Joseph Wauters à Engis

 Mon ami Jean me dit : il y a dans tous les villages du coin une Avenue Reine Astrid, souvenir d'un bourgmestre conservateur, et une rue Joseph Wauters, reste d'une majorité socialiste. Les deux se croisent toujours et ne partent jamais dans la même direction. Aujourd'hui, je dessine des girafes sur le mur de l'école Joseph Wauters. Les girafes sont l'un des rares animaux à ne pas avoir de voix. Elles ne disent rien de cette étrange situation...

Engis reste une des communes les plus polluées de Wallonie. Les cheminées fument encore et encore et cette pluie fine et blanche qui salit les pare-brises continue à encrasser les poumons. Les motos passent, pétaradant, entre le glacier dont les haut-parleurs ont du volume et ce biiiip insupportable que dégage l'usine de gypse nuit et jour. C'est dans ce silence-là que mes girafes se taisent. 

Voilà bientôt la rentrée des classes. Merci John, qui a peint avec moi, merci Sophie qui a organisé tout ça avec le Centre Culturel, merci Psoman pour ses conseils (et l'incroyable fresque qu'il a posée deux maisons plus loin), merci les Engissois pour leur complicité. 










Une fresque à Chassepierre

 Et vers la mi-août, un mur de Chassepierre se décore d'une phrase. Me voilà debout sur mon échelle, face au télé-objectif de Eric Grundman. Merci Eric.