Enfin cette fresque sur un mur du collège de la rue Gustave Docq (à Gembloux toujours). La réalisation a eu ses aléas. Il faut attendre la nuit, vers 20h, pour que le vidéo-projecteur m'envoie une image visible. Mais l'économiseur d'écran change automatiquement d'image. Puis annonce la fin de la batterie. Enfin s'éteint alors que je travaille, le pinceau en l'air. Je réparerais volontiers cette machine à grands coups de marteau!
Je vais plutôt prendre 30 minutes pour la charger à l'échevinat, au bout de la rue, pour revenir y travailler une petite heure. Il s'éteint à nouveau. Trente minutes de charge, une heure de travail. Trois fois. Je m'arrête à une heure du matin. La moitié du travail est faite. Je vais dormir. Je reviendrai demain.
Tout à l'heure, un petit garçon est passé avec sa maman. Il sortait de son cours de piano, à l'académie située dans la même rue. "En tous cas, c'est très joli, monsieur, ce que vous faites..." Merci. Et je lui ai lu le texte. La Beauté l'a cueilli là, sur un bout de trottoir à Gembloux, alors qu'il faisait nuit.
"La Beauté a pour père le soleil présent et pour mère la folie lunaire. Ses oncles aiment la cuisine. Ses neveux jouent du piano. Elle est née au fond d'un puits. Elle a pour amis les fleurs libres et les corps nus. Sa chambre est sans fenêtres. Sa grand-mère a un jardin. Elle rêve chaque nuit de nouvelles galaxies. La Beauté a des millions d'enfants dont elle ignore les prénoms. Je te vois dans son miroir."

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